dimanche 5 février 2012

Le meilleur du data 2011 selon OWNI


Cette semaine, le site OWNI, numéro 1 du datajournalisme en France, a concocté un petit best of data pour ses internautes. Un article réunissant les 13 projets préférés du "Paule d'Atha", comprenez de leur équipe de datajournalistes.
7billion
Parmis le top 13, les journalistes mettent à l'honneur des cartes (The World of Seven Billion [en] travail de data réalisé par le National Geographic qui met en valeur les inégalités dans un monde à maintenant 7 milliards d’êtres humains). Plus original, des études sémantiques figurent dans ce best of de la fin de l'année 2011.  C'est le cas de cette étude menée par la société Pitch Interactive qui s'est donnée pour but de "faire le bien avec les data". Ellle a donc, par exemple, voulu déconstruire les préjugés autour de la violence du Coran en offrant une étude sémantique qui compare les occurences de termes à connotation violente dans la Bible et le Coran. Le résultat est sans appel. Plus funky, les datajournalistes d'OWNI ont apprécié le travail de Stephen Malinowski. Dans une vidéo, ce programmeur et mélomane propose une visualisation de la Nocturne opus 9 n°2 en mi bémol majeur de Frédéric Chopin.
Mais mon préféré reste Mediarena, qui pointe comment les principaux médias en ligne traitent la présidentielle. Une lisibilité impressionnnante pour un regard toujours plus critique.

Pour découvrir la suite du best of data d'OWNI : http://owni.fr/2011/12/26/data-en-forme-owni-florilege-2011-best-of/

lundi 19 septembre 2011

La marionnette s'invite à Charleville-Mézières

Cette semaine, et jusqu'au 25 septembre, les artistes prennent d'assaut la commune ardennaise à l'occasion de la 16ème édition du festival mondial des théâtres de marionnettes.

A ficelle, à tige, à gaine, d'ombre ou de papier, la marionnette a plus d'un tour dans son sac. Et ce ne sont pas les 150 000 spectateurs qui se pressent depuis 50 ans dans la cité ardennaise qui diront le contraire. Fort de son succès, le festival, créé en 1961 par Jacques Félix, accueille des artistes venus du monde entier. De la Chine au Chili en passant par la Turquie ou le Turkménistan, l'événement se veut cosmopolite. Une épopée artistique et culturelle attend donc le spectateur et ce quel que soit son budget. Car, si les billets pour spectacles en salle se sont vendus comme des petits pains, restent les nombreux spectacles de rue, les expositions et autres animations proposées aux quatre coins de la ville.

Quelques conseils pour un festival des marionnettes réussi :

1. Allez-y décontracté et équipez-vous de bonnes chaussures. Mesdames, sachez que les pavés carolomacériens sont les pires ennemis des talons aiguilles.

2. Procurez-vous le guide des spectacles de rue ( en vente 50 centimes à la billetterie) pour choisir les numéros qui vous attirent le plus et connaître les noms et la provenance des artistes.

3. Arrivez un peu en avance pour vous assurer de profiter au mieux du show. On vous le dit, le festival fait de plus en plus d'adeptes.

4. Laissez passer les enfants devant ! Ce moment est si magique pour nos bambins qu'il serait dommage de les en priver. D'ailleurs, leurs petites têtes interloquées participent aussi de la féérie du festival.





jeudi 23 juin 2011

Des gens très bien, le nouveau livre d'Alexandre Jardin

Dans Des gens très bien, Alexandre Jardin règle ses comptes avec son grand-père, Jean Jardin, directeur de cabinet de Pierre Laval sous le régime de Vichy.

Fini les passions romanesques,  place à l'histoire
"L'histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d'accord", disait Napoléon Bonaparte. Celle de son grand-père sous le gouvernement de Vichy, Alexandre Jardin la vivait comme un mensonge depuis bien trop longtemps. Aussi, dans Des gens très bien, l'écrivain a voulu livrer au lecteur sa vérité. Fini les passions romanesques à la Fanfan et autres Ile des gauchers, place à l'histoire. Dans son dernier livre, Alexandre Jardin brise le "masque de légèreté" qui avait tant participé à sa renommée pour mieux faire part de ses propres douleurs.

Etait-il collabo ?
L’auteur confie ainsi la difficulté à accepter l’histoire de son grand-père, Jean Jardin, qui fut directeur de cabinet de Pierre Laval (homme clé du régime de Vichy fusillé après la guerre). Jean Jardin, alias le Nain Jaune, était-il collabo ? Savait-il pour la rafle du Vel d’Hiv ?, autant de questions sans réponses qui hantent l’écrivain à succès. A la différence de son supérieur hiérarchique, Jean Jardin a quant à lui été blanchi à de nombreuses reprises. Blanchi aux yeux de la justice d’abord, comme bon nombre de collabos, au nom de la réconciliation nationale d’après guerre. Blanchi par son fils ensuite, Pascal Jardin, qui, en écrivant Le Nain Jaune, dresse le portrait d’un homme charmant. Par son biographe encore, Pierre Assouane, qui, dans Une éminence grise, se montre plutôt bienveillant. Par son petit-fils enfin, le même Alexandre Jardin, qui s’était déjà attelé au devoir de mémoire dans Le Roman des Jardin, un ouvrage fourmillant d’anecdotes mais peu critique en réalité.
Bref, tirer au clair l’affaire du Nain Jaune, l'entreprise était pour le moins délicate. Cette fois-ci, Alexandre Jardin s’y applique avec le plus de sincérité possible et avec humilité. Difficile pourtant de mettre l’affect de côté. L’auteur semble tiraillé entre l’amour pour son aïeul et la haine envers celui qu’il accuse d’avoir su pour la rafle du Vel d’Hiv et de n’avoir rien fait. Le travail de recherche historique paraît dès lors biaisé.

Quand le patriotisme prend le pas sur l’altruisme
Pourtant, l’ouvrage a le mérite, et non le moindre, d’aborder la collaboration dans toute sa complexité. Alexandre Jardin s’est en effet refusé au manichéisme ordinaire. Il analyse le phénomène ainsi : ceux qui ont pris part, à différents degrés, au génocide de la Seconde Guerre mondiale n’étaient pas des monstres sanguinaires. Ces acteurs de l’histoire sombre de la France étaient bel et bien des hommes et des hommes de hautes valeurs morales qui plus est, persuadés, pour la plupart, du bienfondé de leurs actions. Alexandre Jardin explique ainsi comment la valeur du patriotisme, celle de la défense de la France et de son territoire aurait pris le pas chez ces hommes moraux. Son grand-père aurait ainsi pu fermer sciemment les yeux sur le sort réservé aux Juifs au nom de la souveraineté de la France. Cette vision de l’histoire, Alexandre Jardin ne la livre au lecteur qu’au terme de longues interrogations. Celles d’un petit-fils qui, à l’aide de son ami Zac, découvre pas à pas le lien terrifiant entre la grande et la petite histoire, l'histoire de sa famille, une histoire qui ne peut être éternellement enjolivée.
Alexandre Jardin porte donc l’attitude de son grand-père comme un véritable fardeau et sa repentance, explique-t-il, consiste à « enjuiver » le pays par la diffusion des livres et de la culture via son association « Lire et faire lire ». De cette manière, l’écrivain le prouve une nouvelle fois : la passion excessive restera bel et bien la marque de fabrique des Jardin.

mercredi 4 mai 2011

Un nouveau dessin de presse !

Sujet imposé: pars vite et reviens tard
Sujet d'actualité traité: les migrants tunisiens et les relations franco-italiennes à propos de l'espace Schengen.

samedi 23 avril 2011

Dessins de presse

Aujourd'hui, samedi 23 avril, a eu lieu la première rencontre internationale des dessinateurs de presse à Caen en présence notamment de Plantu. L'occasion de vous faire part de quelques uns de mes dessins jusque là gardés timidement au fond d'un tiroir.

Le discours d'un roi  


lundi 27 décembre 2010

Marie-George Buffet à Science Po

Marie-George Buffet était l’invitée de l’IEP de Lille mardi 7 décembre. La députée de Seine-Saint-Denis a animé le débat à propos de « l’union de la gauche ».

Marie-George Buffet croit en l'union de la gauche.
Comment la gauche peut-elle se rassembler pour 2012 ? Marie-George Buffet a sa petite idée. Selon elle, il ne faut pas se contenter de rassembler les différents partis en essayant tant bien que mal de dépasser les divergences. Non, le projet de l’ancienne secrétaire nationale du Parti communiste français va au-delà d’un simple rassemblement politique. « Il faut faire œuvre d’éducation populaire et casser les hiérarchies entre les partis, les syndicats, la vie associative et les citoyens », propose Marie-Gorge Buffet qui se donne pour objectif de construire « une société civile qui donne la feuille de route du Parti de gauche ». Il faudrait donc repenser toute la société actuelle. La députée de Seine-Saint-Denis donne pourtant un exemple concret pour montrer que ce type d’action est possible et a déjà été réalisé par le passé. L’exemple de la loi du 9 juillet 2010 sur les violences faites aux femmes. Le point de départ venait des associations et c’est cette « puissance populaire qui a fait qu’on a pu forcer les sénateurs à voter la loi », explique Marie-George Buffet.

Pour une VIème République
En revanche, pour ce qui est du candidat de gauche, la députée de Seine-Saint-Denis le dit tout net : « on est très mal parti. Il faut rattraper les choses sinon nous allons de nouveau droit dans le mur ». « Les sondages témoignent du rejet du Président de la République, de sa politique », remarque-t-elle. Pourtant, malgré la colère grandissante contre le pouvoir en place (notamment lors de la réforme des retraites), l’ancienne secrétaire nationale du PCF constate bel et bien une « absence terrible de crédibilité à gauche ». Cette perte d’aura, beaucoup l’expliquent par le fait que la gauche a trop fait rêver. Mais selon Marie-George Buffet, c’est bien parce que la gauche s’est voulue trop raisonnable que ses projets n’ont pas porté. La députée de Seine-Saint-Denis, assume au contraire sa volonté de renverser les tendances et annonce de grandes réformes. Elle souhaite ainsi « de profonds changements dans les institutions de notre pays » et envisage même, si nécessaire, le passage à une VIème République.




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Journ@liste de demain : La réforme fiscale est actuellement en cours. Que pensez-vous de supprimer le bouclier fiscal et l’ISF et de taxer davantage les revenus sur le patrimoine ?

Marie-George Buffet : Supprimer l’impôt sur les grandes fortunes et le bouclier fiscal c’est quand même faire trois milliards de cadeaux aux riches. C’est ça la chiffration. Donc ça n’est pas simplement taxer, il faut une grande réforme de la fiscalité qui rende l’impôt sur le revenu réellement progressif. C’est ça la solution. Et donc cette grande réforme de la fiscalité pour l’instant, elle n’est pas programmée. Ils vont juste essayer de faire apparaître quelques impositions nouvelles sur les revenus du capital. C’est tout ce qu’ils vont faire.

J@DD: Que pensez-vous d’Eric Cantonna et de son appel aux Français à retirer l’argent des banques ?

M-G. B. : Moi j’avoue que je suis une fan d’Eric Cantonna. Non, mais je trouve que bon, il n’y a pas de portée réelle.

J@DD: Ca n’est pas crédible ?

M-G. B. : Bien sûr que non mais il ne l’a pas fait pour ça, il savait très bien qu’il n’allait pas faire écrouler le système des banques, c’est évident mais je trouve que c’est un signe qui dit « voilà, ces banquiers, ils vivent de notre pognon et on pourrait leur donner une leçon ».

J@DD: France 3 Ile-de-France vient d’ouvrir un bureau en Seine-Saint-Denis, est-ce que cela veut dire que l’on commence à s’intéresser à ce département ?

M-G.B. : A Bobigny oui. Mais on s’intéresse beaucoup à la Seine-Saint-Denis, bon, les reportages sur les faits-divers, c’est terrible. Mais j’espère qu’au contraire cette antenne va permettre de découvrir ce qu’est le fond de la Seine-Saint-Denis, c’est-a-dire cette richesse humaine que nous avons, je l’espère.

jeudi 23 décembre 2010

Découvrir Bruges

Les canaux avec vue sur l'entrée du béguinage (à gauche).
La première chose qui vous surprend lorsque vous entrez dans Bruges c’est son architecture. Les rues avec ses pavés et ses maisons aux façades claires et aux pignons en échelon. Mais aussi ses églises comme l'église Notre-Dame, la cathédrale Saint-Sauveur ou le majestueux beffroi. Et bien sûr, ses canaux. Ça n’est pas un hasard si la ville s’est vu attribuer le surnom de Venise du Nord.
Puis, en déambulant dans les rues commerçantes, le visiteur pourra très vite constater quelles sont les spécialités de la ville : le chocolat et la dentelle ! Où que les gourmands aillent, des boutiques de chocolat leur tendent les bras. Des dragons géants sculptés en passant par des fontaines coulant à flot, de quoi vous mettre en appétit.
La ville peut être visitée à pied mais aussi à vélo ou mieux en charrette ou à bateau. Histoire de visiter la ville flamande sous un autre angle.                                                                                                                  
                                                                    
L'hôtel de ville
L'église Notre-Dame









Les canaux de Bruges